Impôts et revenus du patrimoine : quel fonctionnement ?

Comment fonctionne l’impôt sur le revenu du patrimoine ? Et comment cela se passe-t-il dans le cas particulier des SCPI ?

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Publié le : Dec 08, 2021

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Impôts et revenus du patrimoine : quel fonctionnement ?

Quand vient l’heure de remplir sa déclaration fiscale, des questions peuvent se poser pour les placements immobiliers. En effet, des règles différentes peuvent s’appliquer selon la nature des gains et leur origine géographique. Prendre en compte la fiscalité liée au placement que l'on souhaite effectuer est important pour avoir toutes les clefs en main. Comment fonctionne l’impôt sur le revenu du patrimoine ? Et comment cela se passe-t-il dans le cas particulier des SCPI ? Iroko Zen amène des éclairages sur le sujet.

Les revenus du patrimoine sont composés des ressources issues des actifs financiers, immobiliers et autres, que vous possédez. Ils sont composés des revenus perçus via des loyers, des dividendes, des intérêts, des placements, des objets d’art ou encore des plus-values mobilières ou immobilières. L’immobilier locatif, l’assurance-vie, le PEA (Plan d’Épargne en Actions) ou encore les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont autant d’exemples de placements qui permettent d’obtenir des revenus du patrimoine.

À la fin de chaque année, vos actifs doivent être déclarés. Plus concrètement, les impôts sur les revenus du patrimoine sont constitués de :

  • la taxe foncière (due par toutes les personnes possédant une propriété),
  • l'impôt sur la fortune immobilière(si la valeur nette de votre patrimoine immobilier excède 1,3 million d’euros),
  • les prélèvements sociaux : la Contribution Sociale Généralisée au taux de 9,2%, la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale au taux de 0,50% et le Prélèvement de solidarité au taux de 7,5%. Ce qui donne un total de 17,2% des revenus perçus.
  • les plus-values (constituées de la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition).
Photo d'une femme sur son ordinateur qui regarde ses parts en SCPI

Impôts sur les revenus du patrimoine


Les SCPI permettent de réunir des épargnant·es autour d’un projet immobilier de grande ampleur (crèches, bureaux, entrepôts, commerces…). Si elles sont très prisées ces dernières années, ce n’est pas pour rien. En effet, elles présentent des tickets d’entrée peu élevés (par exemple chez Iroko Zen 5000 euros suffisent pour obtenir des parts), elles peuvent dégager de la rentabilité dans de bonnes conditions de marché (celle-ci n'est pas garantie) mais la performance moyenne des SCPI était de 4.56% pour l'année 2020 (source : pierrepapier.fr). De plus, ce placement ne nécessitent pas de gestion de votre part (la société s’occupe de tout) et permet de mutualiser les risques.

Les SCPI sont considérées comme “fiscalement transparentes” et différents régimes fiscaux s’appliquent :

Le régime dit de droit commun (ou réel)


Les revenus de source française issus de SCPI sont considérés comme des revenus fonciers. Ils sont donc imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu (de 11% à 45%) ainsi qu’aux prélèvements sociaux (17,2% en ce moment). Résultat ? Le traitement fiscal des revenus venant de SCPI dépend donc de la situation individuelle, du régime fiscal et du taux d’imposition propre à chacun·e. Cela peut varier de 17,2% pour les contribuables non imposables, à 62,2% pour ceux soumis à la tranche supérieure du barème.

Bon à savoir : qui dit régime réel, dit possibilité de déduire la totalité des charges et les dépenses liées à la gestion du bien. Par exemple, si vous avez fait un crédit bancaire pour obtenir des parts, vous pouvez déduire les intérêts d'emprunt des revenus locatifs. Déclarer vos revenus selon ce régime peut être une option judicieuse si le montant des charges est plus élevé que l’abattement forfaitaire proposé. En revanche, il faut savoir que cette solution vous engage pour une période minimale de 3 ans.

Le régime du micro-foncier


Ce régime vous permet de bénéficier d’un abattement de 30%
(appliqué aux revenus bruts perçus). Cela signifie que seuls 70 % des revenus bruts sont concernés par l’impôt sur le revenu et par les prélèvements sociaux. Une solution pertinente si vos charges sont de moins de 30% des revenus bruts.

Cependant, cette option s’applique si et seulement si vous êtes :

  • propriétaire d’un bien immobilier nu que vous avez mis à la location,
  • que vos revenus locatifs ne dépassent pas le plafond maximal de 15 000 € par an,
  • et qu’aucune des parts de SCPI que vous détenez n’est couplée à un dispositif fiscal.

Le cas des revenus de source étrangère


C’est par exemple le cas pour des revenus qui proviennent d’immeubles (de la SCPI) basés à l’étranger. C’est le cas de notre SCPI Iroko ZEN. Nous avons fait le choix de diversifier notre patrimoine à l’étranger. Pour ces situations, cela peut s’avérer plus favorable fiscalement car la France a signé des conventions fiscales avec beaucoup de pays pour éviter une double-imposition. Deux cas de figures existent :

  • Le système du crédit d’impôt qui gomme le montant de l’impôt dû en France sur les revenus étrangers. Dans ce cas, les revenus ne sont pas comptabilisés dans la base imposable mais sont pris en compte pour le revenu global en termes de taux d’imposition moyen.
  • Le système du taux effectif. Cela signifie que les revenus qui ont été préalablement taxés à l’étranger ne sont pas imposables en France mais sont pris en compte pour calculer le taux effectif qui s’applique aux autres revenus de source française.

Bon à savoir en plus : ces revenus sont totalement exonérés de prélèvements sociaux.

Impôts sur les revenus du patrimoine : les plus-values à la revente


Obtenir une plus-value lors de la revente de ses parts est un objectif pour bon nombre de personnes qui investissent dans une SCPI. Du point de vue de la fiscalité, cette plus-value est imposée à 36,2 % avec :

  • Un taux forfaitaire de 19 %,
  • Les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.

Bon à savoir : deux mécanismes d’abattement existent.

  • Le premier est accordé dès la 6ème année de détention des parts. C’est un abattement de 6% par an jusqu'à la 21ème année de détention, puis de 4% la 22ème année. Au-delà de 22 ans, le bien est totalement exonéré d'impôt.
  • Le second concerne les prélèvements sociaux. 1,65% d’abattement de la sixième à la 21ème année, 1,60% la 22ème et 9% au-delà de 22 ans, ce qui donne une exonération complète au-delà de la trentième année.

Envie d’en savoir plus sur la fiscalité des SCPI ? C’est juste là.

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Chez Iroko, même les risques sont transparents.

Comme tout investissement en immobilier, investir en SCPI comporte des risques. S’il est important de les connaître pour faire un choix éclairé, ils sont parfois passés sous silence. Nous, on préfère la transparence.

Risque de liquidité

Les SCPI sont des placements long terme (minimum 10 ans), étant investis en actifs immobiliers, ils sont considérés comme peu liquides. Les SCPI ne garantissent pas la revente des parts.

Risque de perte en capital

La Société n’offre aucune garantie de protection en capital. La valeur liquidative peut être inférieure au prix de souscription. L’investisseur est averti que son capital n’est pas garanti et peut ne pas lui être restitué.

Risques liés au marché immobilier

Les revenus versés peuvent varier à la hausse comme à la baisse et dépendent du montant et du paiement des loyers. Les revenus d'une SCPI ne sont pas garantis.

Risque de change

Investir à l’international expose votre capital aux fluctuations des devises, qui peuvent influencer la valeur des actifs et des revenus locatifs. Ce risque, à la hausse comme à la baisse, doit être pris en compte dans votre stratégie d’investissement.

Traitement fiscal

L'imposition des revenus perçus à l'étranger dépend des conventions fiscales applicables et de la situation individuelle de chaque associé. Le cadre fiscal peut évoluer et n'est pas garanti. Les porteurs investissant via des unités de compte ne bénéficient pas directement des crédits d'impôt éventuels, ceux-ci revenant à l'assureur.
Les revenus ne sont pas garantis. Ils dépendent du bon paiement des loyers par les locataires. Les biens sont acquis, gérés et loués par la société de gestion, en contrepartie notamment de frais de gestion. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez la documentation réglementaire de nos SCPI sur iroko.eu avant d'investir.
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